00:00Et cette entreprise, Sofiane, elle s'appelle LMB Aerospace, c'est une petite PME française qui est un...
00:05installée en Corrèze et qui passe donc sous pavillon américain. Est-ce qu'il faut s'inquiéter ?
00:09J'ai envie de dire...
00:10Quel symbole ? Mais quel symbole au moment où Trump nous menace tantôt de droits de douane supplémentaires ?
00:15Tantôt d'envahir certains pays d'intervention militaire.
00:20C'est sans doute rien cette petite entreprise spécialisée dans la ventilation de véhicules de combat et de soins.
00:25sous-marins nucléaires. En fait, ce sont les ventilateurs que vous voyez là, que vous retrouvez sur nos...
00:30et notamment sur le porte-avions Charles de Gaulle. Rien que ça.
00:33Eh bien, cette entreprise, elle a été vendue pour...
00:35pour 400 millions d'euros à un géant du secteur américain, l'Oar Opération.
00:40validé par Bercy. Et pour cause, il a passé toutes les étapes, tous les filtres.
00:45en réalité, le fil du contrôle des investissements étrangers. Mais rassurez-vous, tout va bien.
00:50puisqu'on a mis des garde-fous. C'est ce que nous assure le ministre de l'Economie.
00:54Toutes.
00:55Décision stratégique pourraient être bloquées par l'Etat.
00:59Par ailleurs, évidemment...
01:00Le fait que cette entreprise continue à produire en France.
01:02Le fait que des contrats stratégiques soient protégés.
01:05Tout ça, c'est prévu par l'accord.
01:07Donc le ministre de l'Economie qui est aussi en Chine...
01:10en charge de la souveraineté industrielle, c'est pas rien.
01:13Il nous dit, et c'est vrai que ça n'a pas été fait.
01:15en Catimini.
01:16Et puis que c'était finalement la meilleure solution possible, ou plutôt la moins mauvaise.
01:20C'est ce que disent ceux qui défendent cette transaction avec plusieurs arguments.
01:25et qui, pour être totalement honnêtes, s'entendent.
01:27Premièrement, c'est une entreprise privée.
01:29Donc en fait, de quoi...
01:30On se mêle.
01:31Or c'est vrai, mais sauf que c'est pas n'importe quelle entreprise malgré tout.
01:34Est-ce que c'est cohérent ?
01:35Au moment où on parle de réarmer la France,
01:37tant du point de vue du matériel que des forces...
01:40humaines.
01:41Deux, on nous dit, bah c'est pas si stratégique que ça.
01:43Après tout, c'est que des ventilateurs.
01:45Finalement, c'est pas un vrai secteur de la défense.
01:47Bon, oui, c'est vrai, d'autres en produisent sa France.
01:50Etalès.
01:51Mais dans ces cas-là, pourquoi est-ce que l'État utilise une arme
01:54qui s'appelle l'action...
01:55de préférence qui permet un droit de veto en cas de délocalisation
01:58et de changement d'activité ?
02:00C'est assez rare que l'État s'en mêle à ce point-là.
02:02Ça veut donc dire que peut-être qu'il y a des intérêts qu'il faut protéger.
02:05Les ventilateurs vont continuer à être produits en France.
02:07Évidemment, ils vont continuer à être produits en France.
02:09C'est ce qu'assure le ministre de l'Economie.
02:10On dit justement qu'on a sauvé aussi les emplois.
02:12C'est pour ça qu'on est intervenus.
02:14Et puis, troisième argument...
02:15Il n'y avait pas d'autre solution.
02:16C'est ce qu'on entend.
02:17Il y en avait bien une, privilégiée d'ailleurs par la Direction Générale de la...
02:20de l'armement.
02:21C'était que BPI France entre au capital pour pouvoir justement avoir un siège.
02:25pouvoir s'en mêler un petit peu plus qu'un simple droit de veto.
02:28En réalité, la France a opté...
02:30pour la solution la moins coûteuse.
02:32On ne met pas d'argent public comme ça.
02:33Et puis, on envoie un message aux investisseurs.
02:35étrangers.
02:36Rassurez-vous, la France reste ouverte aux investissements.
02:39D'ailleurs...
02:40les chiffres sont tombés tout à l'heure.
02:42Les investissements étrangers progressent de 11% en un an.
02:45c'est 50 000 emplois en France.
02:47Et vous savez quel est le premier pays contributeur de ces investissements étrangers ?
02:50Allons-y.
02:51Les Etats-Unis, évidemment, c'est un quart.
02:53On a donc privilégié l'emploi...
02:55au détriment de notre souveraineté.
02:56Merci Sofiane.
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